Vêtements SP : l’habilleur de Crosby, Ovechkin et McDavid

avril 29, 2019 2:27 Publié par Marilyn Remillard Catégorisé dans:

L’ADRIQ-RCTi tient à féliciter l’entreprise Vêtements SP, dont le Directeur général et Vice-président exécutif, monsieur Steve Bérard, siège sur notre Conseil d’administration ! 

L’entreprise de la rive-sud de Montréal vit une année remplie de projets

Même si Adidas en est le fournisseur officiel, tous les chandails et uniformes des équipes des 31 équipes de la LNH sont fabriqués en sous-traitance à Granby et à Saint-Hyacinthe par Vêtements SP.

2019 marque non seulement le 20e anniversaire de Vêtements SP, mais une année faste. Au programme : augmentation de la production, investissement dans l’équipement de fabrication, embauche massive et possible acquisition aux États-Unis.

Si cette PME est aussi active, c’est que les marques de vêtements de sport tendent à revenir vers des sous-traitants nord-américains pour leur production. Un tel mouvement est inverse à celui d’il y a une vingtaine d’années, quand les partenaires chinois avaient la cote dans l’industrie du textile.

« À l’époque, les grands joueurs ont tablé sur des économies allant jusqu’à 30 % en déplaçant leur fabrication en Asie, indique Steve Bérard, copropriétaire et chef de la direction de Vêtements SP. Toutefois, leur réputation en a souffert, car les produits étaient de moindre qualité. »

Automatisation des processus

Afin de répondre à cette augmentation de la production, la direction de l’entreprise investira 500 000 $ cette année et autant en 2020 pour se doter de nouvelles machines. Elle pourra ainsi accroître sa production actuelle de 400 000 chandails par an, notamment pour sa propre marque, qui représente 25 % de son chiffre d’affaires.

 L’initiative vise aussi à se préparer à une montée de la robotisation dans l’industrie du textile. « Le tissu se travaille encore mal sur un appareil, explique Steve Bérard. Toutefois, des progrès observés nous laissent croire que bientôt, une part du travail manuel pourra être automatisée. »

Cela n’empêche pas Vêtements SP de recruter pour ajouter 50 personnes (surtout des journaliers et couturières) à son effectif de 250 employés répartis entre son usine de Granby et celle de Saint-Hyacinthe, qui fonctionne sous le nom de 3B Hockey.

Outre son entente avec Adidas et la LNH, on compte parmi ses clients la Ligue américaine de hockey, la Ligue de hockey de la Côte Est, la Ligue Midget AAA et la Ligue canadienne de hockey (qui régit les trois circuits de niveau junior majeur au pays). Sans oublier CCM, Nike et les universités américaines de Miami, de Boston et de Michigan State.

 « De tels noms confirment la qualité de nos produits », juge Steve Bérard, qui attribue cette caractéristique à Manon Bourget, copropriétaire et vice-présidente des opérations. « Avec nous depuis deux décennies, c’est notre cerveau pour tout ce qui touche les produits et leur fabrication. »

À la conquête des É.-U.

Enfin, un autre élément du plan d’affaires à court terme consiste en l’acquisition d’un concurrent aux États-Unis. Cela ouvrirait la porte vers des créneaux autres que le hockey, lequel représente 85 % des activités de Vêtements SP. « Aux yeux de nos marchés étrangers, nos racines nous procurent un avantage en matière d’expertise pour les chandails de hockey, dit Steve Bérard. En revanche, les Américains hésitent à confier à des Canadiens la production d’uniformes de baseball. Une présence aux États-Unis éliminerait cet irritant. »
 De plus, un accroissement des activités dans des sports estivaux permettrait de maximiser la production sur toute l’année. « Notre période de pointe s’étend d’avril à la fin d’août, soit entre les saisons de hockey. À l’opposé, le baseball nous tiendrait pleinement occupés l’automne et l’hiver. »

Source : François Perreault, Le Journal de Montréal, 29 avril 2019