Q & R


DÉMYSTIFIER L’INDUSTRIE 4.0


Q1. Pourquoi on ne parle jamais du lean PVA dans l’évolution des systèmes ?

Le lean est un incontournable pour faire le virage 4.0.

Q2. Est-ce que c’est destiné uniquement aux entreprises de fabrication ?

Le Webinaire s’adresse aux entreprises manufacturières même si l’industrie 4.0 touche le secteur des services et autres, par exemple : la santé et le secteur bancaire.

Q3. Ce webinaire sera-t-il disponible pour les partenaires du ministère ?

Les webinaires seront sauvegardés sur le site du ministère, l’automne prochain.

Q4. Comment gérez-vous le risque avec la cybersécurité : complexité et vulnérabilité ?

Le risque associé avec la cybersécurité sera géré à travers un cadre et un plan d’intervention. Il s’agit de mettre en place des ressources organisationnelles, des politiques des procédures, des processus et des technologies pour évaluer et atténuer le risque.

Q5. Faut-il des compétences particulières pour analyser les données reçues en grande quantité ? Quelles sont les compétences à développer pour préparer la main-d’œuvre au virage 4.0 ? Y a-t-il un défi, une préoccupation à cet effet ? Quels sont les principaux besoins en formation ?

Le niveau de compétences numériques est différent d’une entreprise à une autre et d’un secteur d’activité à un autre. Le développement des compétences numériques constitue un enjeu pour l’entreprise, les intervenants en éducation et le gouvernement parce que les technologies évoluent rapidement et le besoin en formation est grandissant. Des formations sur mesure pour les entreprises sont disponibles et des pistes d’action sont en cours d’évaluation pour répondre à ce besoin.

Les besoins en formation sont nombreux. Le gouvernement mettra en place diverses actions pour répondre à ces besoins à travers le développement de nouvelles formations et de nouveaux programmes. 

Q6. À combien peut-on qualifier le pourcentage de nos entreprises québécoises qui ont intégré le 4.0 ?

Il est difficile de répondre à cette question parce que nous ne disposons pas de cette information. Cependant, de nombreuses PME ont déjà commencé à implanter des projets numériques 4.0. Le MESI a effectué une enquête sur la perception du 4.0 chez les entreprises manufacturières du Québec. Le rapport sera diffusé au cours des prochaines semaines.

Q7. Avez-vous des exemples d’éléments à mettre en place qui pourraient ressortir d’un diagnostic 4.0 ?

L’amélioration des processus, l’exploitation des données massives, l’organisation du travail, etc.

Q8. J’ai suivi le webinaire en grande partie pour bénéficier d’une présentation des programmes, sera-t-il possible de se reprendre pour cette section ?

Il y a une tournée des régions qui se fait actuellement pour, entre autres, présenter les programmes. Nous vous invitons à y participer.

Q9. FDE = Fond de développement économique et non diversification.

Le point sur les Fonds de diversification économique présenté sur le PowerPoint fait référence aux trois fonds suivants :

  • Fonds de diversification économique pour les régions du Centre-du-Québec et de la Mauricie
  • Fonds de diversification économique pour le territoire de la MRC des Sources
  • Fonds d’aide à l’économie de Lac-Mégantic.

Q10. Il y a aussi l’initiative Mach-Fab 4.0 pour l’industrie aérospatiale qui est géré par Aéro-Montréal.

Il faut s’informer auprès des sectoriels. L’approche de l’Audit industrie 4.0 est cependant différente de l’initiative Mach-Fab.

Q11. Il serait intéressant de faire le lien entre les différentes étapes d’implantation (diagnostic, plan d’action, projet pilote, etc.) et les aides financières disponibles ou leviers à privilégier.

Une mesure maison est en développement présentement au Ministère relativement à l’industrie 4.0. Cette mesure visera à financer des activités d’Accompagnement pour l’audit 4.0. Des précisions vous seront données lors de la mise en œuvre de la mesure.

Q12. Qu’arrive-t-il avec ceux dont les emplois sont déplacés par l’automatisation ?

L’industrie 4.0 permet à l’entreprise de croître et de créer de nouveaux emplois. L’automatisation est arrivée bien avant l’industrie 4.0 et cela n’a pas nécessairement supprimé des emplois mais a plutôt permis de contribuer à offrir de nouveaux métiers.

Q13. Et la gestion du changement dans tout cela ?

La gestion du changement est au cœur de la gestion des projets TI. Pour prendre le virage 4.0, la gouvernance du numérique au sein de l’entreprise devrait considérer la gestion du changement et mettre en place les bonnes pratiques et les actions nécessaires pour favoriser l’adhésion des employés et offrir l’appui nécessaire pour réussir la transformation numérique.

Q14. Des exemples des industries où seront les visites ?

Une première visite manufacturière aura lieu le 30 mai 2017 chez Groupe Varitron.

Q15. Ici au Québec, quels sont les projets 4.0 typiques faits à ce jour ?

De nombreuses entreprises ont pris le virage 4.0. Ces projets seront exposés lors des visites manufacturières prévues et du projet Vitrine 4.0. Nous vous invitons à consulter le site Web du Ministère pour plus d’information.

Q16. Est-ce que les entreprises pourraient obtenir de l’aide financière (crédits d’impôts, subventions, etc.) pour se doter d’outils, de logiciels et de services de consultants ?

Oui. Vous pouvez contacter le conseiller régional du MESI pour vous aider dans votre démarche. Les coordonnées sont fournies dans la présentation.

Q17. Quels sont les effets de l’industrie 4.0 sur les entreprises en TI ?

Les entreprises en TI jouent un grand rôle dans la transformation numérique des entreprises du Québec. C’est important de développer, de faire connaître et de valoriser l’offre technologique et le savoir-faire TI au Québec afin d’appuyer les entreprises dans leur virage industrie 4.0.

Q18. Quel est le message que vous avez à donner aux entrepreneurs qui voient cela comme très complexe ? Au-delà de la technologie, il faut planifier la priorisation des projets et aligner l’organisation, cela les paralyse parfois.

Le message à donner est qu’il faut commencer et qu’il est urgent d’agir. L’industrie 4.0 est accessible aux PME, mais il faut se doter d’un plan numérique.

Q19. Quel est le bénéfice pour l’humain dans un projet d’industrie 4.0 ?

L’humain est au cœur du projet numérique 4.0. Ses tâches seront plus pointues et spécifiques. Le nombre d’erreur diminue énormément parce qu’il est mieux outillé et mieux formé.

Q20. Depuis 30 ans on parle de Flexible Manufacturing System, de Computer integrated manufacturing, de lights out factory. Qu’y a-t-il de nouveau avec le 4.0 ?

L’industrie 4.0 s’inscrit dans une évolution logique des avancées technologiques apportées par les précédentes révolutions industrielles. Il ne s’agit pas d’une rupture mais plutôt de l’ajout d’une brique technologique pour intégrer les systèmes en place.

Q21. Est-ce qu’il y a une certification industrie 4.0 ?

Actuellement au Québec aucune certification ne porte sur l’industrie 4.0.

Q22. Une entreprise 4.0 est en mesure de réaliser des projets 4.0. Qu’est-ce qui caractérise un projet 4.0 ?

L’amélioration des processus, l’exploitation des données massives, l’organisation du travail, etc.

Q23. Y a-t-il un lien entre l’industrie 4.0 et l’automatisation ?

L’automatisation fait partie de l’industrie 4.0.

Q24. L’internet des objets (IoT) en fait probablement partie ?

Il s’agit de technologies permettant de connecter les systèmes embarqués, les machines et les produits.

Q25. Qu’elle est la première étape pour une entreprise qui veut se catégoriser comme étant 4.0 ?

La première étape est d’évaluer les actifs numériques : logiciels et équipements. L’audit 4.0 du MESI qui sera disponible cet automne couvrira cet aspect. Entre-temps, Productique Québec peut diagnostiquer et faire les premières recommandations.

Q26. Comment s’assurer de garantir de la confidentialité des données ?

Nous tenterons de répondre à cette question lors de prochains webinaires où l’aspect de confidentialité des données sera traité.

Q27. Est-ce que le MESI offre de l’aide aux PME pour prendre le virage 4.0? Toutes les entreprises sont-elles admissibles à l’offre du MESI (en particulier entreprise avec CA de plus de 25M$ et dans l’agroalimentaire) ?

Une mesure maison est en développement présentement au Ministère relativement à l’industrie 4.0. Cette mesure visera à financer des activités d’Accompagnement pour l’audit 4.0. Des précisions vous seront données lors de la mise en œuvre de la mesure. Plusieurs programmes du MESI permettent de soutenir les projets liés à l’industrie 4.0 tels que ESSOR, Créativité Québec ou PME en action.

Les secteurs d’activité visés par ces programmes sont principalement le secteur manufacturier et le tertiaire moteur.  Chaque programme comporte des modalités particulières.

Afin de répondre plus précisément aux besoins d’information, il serait requis de communiquer avec la direction régionale du ministère au numéro de téléphone sans frais suivant : 1 866 463-6642

Q28. Quelles sont les précautions en cybersécurité ?

Nous tenterons de répondre à cette question lors de prochains webinaires où la cybersécurité fera partie des sujets traités.

Q29. Est ce qu’il y a des standards d’intérêt connexion ?

Non. La connectivité des logiciels est en relation avec le langage de programmation et les bases de données. Pour ce qui est de la connectivité machine, il n’y a pas de standard. Il faut faire appel à des experts pour assurer cette connectivité.

Q30. Quel est le nom exact du système de feuille de temps svp ?

TSheets : www.tsheets.com  

Q31. Quelle méthodologie ou démarche avez-vous utilisé pour choisir les logiciels internet qui répondaient à vos besoins ?

  1. Définition et hiérarchisation des besoins avec des groupes de discussions dans l’entreprise.
  2. Revue des offres disponibles de systèmes (nous choisissons un comité de 2 ou 3 personnes en charge de faire une vigie de ce qui se fait dans le marché en fonction des besoins trouvés)
  3. Choix des 3 meilleurs systèmes pour les besoins (à ce stade, nous contactons par téléphone les entreprises choisies pour comprendre davantage leur mission, leur vision et leur situation actuelle)
  4. Essais des versions Tests des logiciels retenus
  5. Choix du plus facile à utiliser (aux yeux du comité original de définition des besoins)
  6. Définition précise de l’architecture des données à utiliser dans le système choisi et leur utilité (attention, nous avons la propension à mettre trop de données qui ne seront jamais utilisées et qui ne ferons que charger l’interface)
  7. Déploiement dans l’entreprise

Q32. Comment fait-t-on pour trouver les logiciels disponibles ?

Par internet. C’est un peu douloureux au début mais après une semaine à temps partiel, on y arrive.

Exemple de site de scores pour des CRM : http://www.softwareadvice.com/ca/crm/small-business-comparison/?more=true#more

Q33. Est-ce possible d’obtenir les références des logiciels utilités pas M. Alexandre Nadeau de Technar ?

Voir le document PDF intitulé TECNAR – Company Systems

Q34. Est-ce que M. qui utilise JIRA utilise aussi Confluence / Zéphir / Tempo ? (aussi des outils de Atlassian propriétaire de JIRA)

De la suite Atlassian, nous utilisons :

  • JIRA
  • Confluence
  • Bit Bucket
  • Bamboo

Q35. Est-ce possible, utile, faisable de faire un cost-bénéfice pour justifier un projet 4.0 ? 

Il n’existe actuellement pas d’outil pour le faire. Des outils ont été développés pour l’acquisition de certaines technologies numériques (un système ERP par exemple). Quand on parle d’industrie 4.0, on parle d’un plan, d’une démarche. Cette démarche peut  faire l’objet d’interventions sur une période de 12 mois, 24 mois, 36 mois même, ce qui rend très difficile de calculer le retour sur investissement d’actions multiples. Par contre, si on prend le temps de bien définir des indicateurs de performances au début du projet, on pourra en mesurer l’impact mais pas le retour sur investissement.

Q36. Quel chemin prendre pour influencer un propriétaire unique (+ de 70 ans) qui n’a pas la même vision que la relève en place âgée entre 30 et 35 ans ?

Il n’y a pas de changement tant que ce n’est pas clair que le statu quo n’est pas acceptable. Pour montrer que le statu quo n’est pas acceptable, il faut avoir de l’information qui vient de l’extérieur de l’entreprise, ce qui est souvent très difficile à avoir. Tant et aussi longtemps qu’on ne prouve pas que le statu quo n’est pas la solution, il n’y aura pas de changement.

Q37. En tant que PME, quelles compétences sont nécessaires pour implanter le 4.0 ?

Il n’y a pas de modèle préétablis, chaque entreprise n’implante pas le 4.0 de la même façon car chaque entreprise a des besoins technologiques différents. Il faut comprendre que tout part d’une stratégie, d’une culture. Il faut avoir une vision, des enjeux et des objectifs d’affaires. Par la suite, tout dépend de ta technologie qu’on veut implanter au sein de l’entreprise. Selon cette technologie, on pourra former nos employés et recruter les compétences particulières nécessaires. Si on reprend l’exemple d’APN, monsieur Proteau a recruté des programmeurs parce que l’intégration de l’industrie 4.0 chez APN requiert des compétences en programmation. Donc au final, tout dépend des besoins de l’entreprise.


L’internet des objets en milieu manufacturier


Q1. Serait-il possible de réexpliquer la composante couche application SVP (diapositive 7 du PowerPoint) ?

Quand on parle de couche application, la première chose qui vient en tête est une application mobile pour contrôler un objet. Pour la maison, par exemple, il existe des applications pour contrôler le thermostat, les lumières ou la porte de garage. Imaginez ce concept dans le contexte de l’industrie : on peut avoir un iPad qui permet de visualiser notre production en temps réel. Si on réussit à obtenir ces informations, on peut avoir un grand nombre de règles d’intégration avec nos CRM ou tous autres systèmes de gestion des ressources, notre chaîne d’approvisionnement, etc. Ainsi, c’est cet ensemble qu’on appelle la couche application.

Q2. Y a-t-il des ressources professionnelles pour appuyer l’implantation de l’IdO en fonction des différentes couches dont Frédéric Bastien a parlé (toujours en référence de la diapositive 7 du PowerPoint) ?

Il y a différents types de spécialités. D’abord le volet de la gouvernance (le volet des feuilles de routes) ou plutôt le « par où on commence », il s’agit d’un type de consultant plus spécialisé dans la gestion et dans la transformation numérique.

Il y a des volets plus technologiques, on parle ici de senseurs, de plancher, de technologies de réseau, etc.

Il y a aussi des connaissances au niveau « façon de faire sur le plancher ». Il y aura forcément des façons de faire à repenser sur le plancher, les personnes pour vous venir en aide sont donc des personnes en organisation de méthode ou en gestion de processus.

Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation a mis en place un ensemble de réseau de partenaires qui permet d’offrir l’aide nécessaire. Pour plus d’information, contactez votre direction régionale du ministère.

Q3. Pour le partage et la collecte des données, les clients acceptent-ils facilement ce principe de partage et qu’est-ce qui peut les convaincre de le faire puisque l’aspect de sécurité est un enjeu ?

Évidemment, tout échange de données doit venir avec un contrat expliquant à qui appartiennent les données et qu’est-ce que l’on a le droit d’en faire. Sur le marché, on voit souvent des fabricants qui veulent améliorer la performance de leur machine, dans ce cas c’est très rare qu’ils n’obtiennent pas le consentement, mais il faut effectivement faire attention quand on parle d’internet des objets industriels car il y a moins d’aspects d’informations privées personnelles, ce qui est davantage un enjeu en IdO pour le consommateur. Par contre, il y a des enjeux de compétitivité et de secret de fabrication industrielle. Donc oui il faut avoir une bonne relation mais il ne faut pas voir cela comme un obstacle. C’est plutôt une considération à prendre quand on démarre un projet.

Q4. Quel est le lien entre l’intelligence d’affaires (BI : business intelligence) et l’IdO ?

Tous les éléments d’analytique de l’intelligence d’affaires qu’on implante nous permettent d’avoir la capacité de gérer un plus grand nombre d’informations et donc d’améliorer la capacité de décision.

On peut regarder actuellement des données qui sont en entreprise puis on essaie d’optimiser nos processus. Donc, imaginez la combinaison de cette intelligence d’affaires avec des données qui viennent de tous vos éléments et de tous vos équipements qui fonctionnent à l’électricité.  Que peut-on faire si on combine les deux ?  C’est une bonne recette.

L’intelligence d’affaires est représentéé par les tableaux de bord (dash board). C’est une couche technologique qui nous permet de manipuler les données de façon à communiquer l’information synthèse la plus importante. Donc, dans le choix de l’outil, il y a une notion de cube ou de manipulation de données. Il faut avoir accès à un outil qui est facile d’utilisation mais si c’est branché sur une base de données de type SQL ou relationnel, on est capable de gérer toute ces informations qu’elles viennent de senseurs ou d’un système ERP; c’est le même concept.

Q5. Comment la maintenance prédictive peut-elle être pertinente, alors qu’on ne fait « qu’algorithmer » les connaissances théoriques ? Autrement, si on a l’habitude de changer une pièce X après un laps de temps d’utilisation, on injecte cette information dans notre intelligence artificielle (IA), puis via le capteur. L’IA recevra ce temps d’utilisation réelle et enverra des notifications à l’utilisateur. Je ne vois donc pas clairement la différence de la valeur ajoutée par la maintenance préventive et prédictive.

Premièrement, il faut faire la différence entre la maintenance préventive et la maintenance prédictive. La maintenance préventive, comme la majorité des entreprises l’utilise, sert à prévenir des pannes. Souvent, on va changer les pièces beaucoup trop tôt, des pièces qui fonctionnent bien parce qu’on ne veut pas prendre de risque, ce qui vient augmenter les arrêts machines et les coûts de pièces comparativement à la maintenance prédictive. La maintenance prédictive sert à prévoir les pannes au bon moment. Pour ce faire, il faut de l’intelligence qui provient directement de la machine. De plus en plus de machines vont nous offrir ces données-là, sinon il faut implanter un capteur sur la machine en question. Ceux-ci vont nous permettre de mesurer des températures, des vibrations, des capteurs sonores, des capteurs sur la qualité de l’huile, etc. Donc, selon l’information que nous allons capter, on peut avoir des règles d’affaires qui vont permettre de planifier des actions de maintenance juste à temps.

La multitude d’informations passées (données brutes des équipements et senseurs, données des bons de travail passés incluant causes, effets et résolutions) peuvent être utilisées par des moteurs d’IA pour dériver des recommandations et non pas seulement pour injecter l’information de maintenance dans l’IA et ce, en utilisant de la recherche sémantique ou autre analyse de textes évoluée.

Q6. Quelle grandeur de budget doit-on imaginer pour tous ces changements et besoins d’expertises ?

Pour un projet d’exploration, on peut viser moins de 10 000 $, il faut le faire rapidement avec des moyens limités. Il faut d’abord se créer une feuille de route, puis identifier les différents blocs de notre feuille de route pour se faire un budget par petits morceaux, toujours selon l’ampleur de l’entreprise.

Sur cette feuille de route, il faut inclure le retour sur investissement à tous les points, il faut du moins l’estimer. Dans la majorité des cas, le retour sur investissement ne vient pas d’où on pense.

Q7. Peut-on situer l’importance de l’IdO dans la transformation numérique ou sa position dans un plan numérique ?

L’industrie 4.0 est la façon d’appeler les transformations numériques significatives dans le domaine manufacturier et l’IdO est une des composantes de l’industrie 4.0.  Une feuille de route Industrie 4.0 pour une PME type pourrait bien n’identifier aucune initiative majeure du côté de l’IdO ou identifier justement des initiatives stratégiques. Cela dépend des axes de transformation identifiés dans la stratégie d’affaires de l’entreprise et déclinés dans la feuille de route de transformation numérique.

Q8. Comment aborder la question de la sécurité dans le contexte où il y a interconnexion entre différents départements ou services dans l’entreprise ?

Il est certain que la connectivité augmente les risques liés à la sécurité. Dès qu’on connecte un objet, que ce soit un ordinateur ou une machine, cela signifie que cette machine a un certain pouvoir de calcul et a un lien vers l’Internet. Les aspects de sécurité sont donc primordiaux dans le choix des technologies et dans la façon dont nous organisons notre système, si nous gardons cette connectivité localement ou non. En conclusion, il ne faut certainement pas improviser notre système.

Q9. Quelle est la différence entre l’internet des objets 4.0 et les systèmes de contrôle avec les contrôleurs programmables ?

Il s’agit d’une évolution. Quand on parle d’IdO, les gens nous disent il n’y a rien de nouveau, que cela fait 30 ans qu’il a des systèmes programmables et automatisés, c’est absolument vrai. La grande différence est la connectivité sans fil vers l’Internet. Une quantité immense de données est maintenant collectée, ce qui nous permet de faire beaucoup plus de prédiction et d’optimisation en temps réel. Effectivement, si vous avez déjà des éléments programmables, ce sont normalement les éléments les plus rapides à connecter à l’IdO, c’est un bon point de départ.

Q10. Quelle est la différence entre l’IdO et les systèmes PLC-DCS qui sont déjà présents dans certaines usines ?

Même principe que la question précédente, c’est une évolution vers la connectivité de tous ces systèmes de contrôle et d’automatisation qui sont déjà en place.

Q11. Si on parle d’IdO, est-ce qu’on parle forcément de service plus que de produit ? Par exemple, un manufacturier orienté 100 % produit doit-il s’orienter davantage vers le service pour pouvoir assurer cette transition vers l’IdO ?

Nous voyons de plus en plus de clients qui ont ce désir de passer de la vente d’équipement à la vente d’un service. Par exemple, de meilleures garanties, vendre du temps de production comme un service au lieu de vendre le coût de capital de la machine. C’est effectivement un bout de technologie qui permet d’aller vers des revenus récurrents, vers des services.

Il faut faire la différence entre un OEM (fabricant d’équipement d’origine) – celui qui produit un produit avec lequel il peut transformer celui-ci en produit connecté et donc, offrir un ensemble de services grâce à l’information collectée par son produit – versus un TIER 2 ou TIER 3 (fournisseurs) qui lui produit une pièce qui n’a malheureusement pas la possibilité d’ajouter de l’intelligence.

Q12. Quelles seront les points primordiaux à prendre en considération pour assurer une transition réussie vers l’IdO ?

Il faut débuter par un plan de match et des feuilles de route. Il est important d’impliquer les superviseurs de vos employés car ils savent quoi mesurer et oὺ sont les problèmes. Un bon remue-méninge ensemble permet de savoir par où commencer. Il faut débuter par des petits projets et cibler les projets qui auront le plus de gains et le moins de risques pour commencer.

N’hésitez pas à faire appel à des experts ! Avec le réseau du MESI, vous avez accès à un ensemble d’expertises sur différents domaines. Ces experts pourront vous amener différentes considérations, par exemple l’infonuagique, les protocoles de communication à identifier, les contraintes au niveau physique et la sécurité. Tout ce qui touche à la base de données, à l’applicatif et aux outils d’analytique sont aussi à prendre en considération.

Q13. Comment l’utilisation des capteurs et des systèmes peut diminuer les besoins de main-d’œuvre ?

Il est évident que plus on automatise, plus on optimise, plus notre main-d’œuvre peut réaliser d’autres tâches. On peut avoir des gens qui travaillent à optimiser la chaine sans avoir à aller voir chaque écran de chaque machine. Avec l’industrie 4.0, on parle plutôt d’un changement de la façon de travailler; on sent un enrichissement de la tâche en général.

Q14. Est-ce qu’on peut recevoir des mails sur ces services du MESI ?

Voici les liens pour obtenir plus d’informations :

Q15. La connectivité étant clé dans l’IdO, est ce qu’il y a un standard de facto au Québec ?

Il y a plusieurs standards et le choix dépend de l’application et des cas d’usages, mais il n’y a pas de « standard plus applicable au Québec ».

Pour des applications IdO « à l’intérieur » et qui ne nécessitent pas ou peu de mobilité, alors les standards classiques de réseau local (wifi, z-wave, zigbee, etc.) sont populaires.

Pour des applications extérieures, le 3G (UMTS) est encore la meilleure solution. Il y a une offre grandissante de LORA (LPWAN) mais peu de réseaux privés/publics au Québec.

Q16. Est ce qu’il y a des emplois en internet des objets au Québec ? Quel est le salaire d’un technicien dans l’IdO ? Comment sont distribuées les taches des professionnels dans ce métier (techniciens, développeurs, etc.) ?

L’Internet des objets est à l’origine de plusieurs innovations, notamment les compteurs intelligents, la télématique automobile, le suivi médical à distance et la gestion des équipes mobiles. Et il s’agit également d’un nouveau métier en voie de se créer, le chef de la direction de l’IdO qui supervisera la transition vers l’IdO, en réalisera l’intégration et les bénéfices dans la chaine de valeur de l’entreprise.

Les personnes compétentes dans le domaine de l’IdO peuvent œuvrer dans de nombreux secteurs d’activité pour améliorer les processus, lancer de nouveaux produits et services, répondre efficacement aux besoins et aux exigences des consommateurs et des citoyens, améliorer la conformité, renforcer la sécurité et réaliser des économies de coûts. On trouve des emplois en services-conseils en IdO, en déploiement de l’IdO, en solutions d’entreprise de l’IdO ou encore dans la conception et l’élaboration de plateformes intermachines.

Pour un programmeur-analyste, les tâches sont variées et comprennent entre autres l’analyse et la conception de logiciels dans différents domaines d’application : locale, Web, mobile, bases de données.

Le salaire initial est d’environ 20,00 $ l’heure et selon TECHNOCompétences, le salaire moyen d’un technicien en informatique de gestion, programmeur et développeur en médias interactifs est d’environ 50 000 $ par année. Peu de données sont disponibles pour des postes de direction.

De plus, sachez que l’échelle salariale augmente considérablement en fonction de l’expérience acquise au fil des années.

Q17. Quelles compétences sont nécessaires pour exercer dans le domaine IdO ?

Les meilleures pratiques en technologie d’information sont aussi applicables dans le domaine de l’IdO.

En ce qui concerne les expertises requises pour un projet IdO, habituellement les ingénieurs de procédés sont parties prenantes du projet et ils possèdent déjà l’expertise de l’équipement et du procédé. Par contre, d’autres expertises sont nécessaires : réseau, connectivité, réseau IP, sécurité, électronique (dépendamment de l’ampleur du projet), analytique, sciences des données et mathématiques.

Q18. Est-ce qu’il y a beaucoup de projets en IdO à Montréal ?

Plusieurs fournisseurs, tel mnubo, Thingsworx et Worximity sont situés à Montréal. Les projets se démultiplient avec le temps puisque l’IdO devient de plus en plus présent dans les entreprises.

Q19. Le Québec se compare aux autres provinces du Canada ?

Nous n’avons pas de statistiques comparatives avec les autres provinces. L’enquête sur la perception de l’industrie 4.0 au Québec, mandatée par le ministère, donne un profil de la province.

Q20. Dans un contexte de mondialisation, le langage de l’IdO est-il universel ou les protocoles diffèrent d’un continent à l’autre ?

En fait, il n’y a pas de standard bien défini, les protocoles sont donc une des parties complexes du projet. Nous recommandons d’aller chercher l’aide des experts car il y a effectivement beaucoup de protocoles pour obtenir l’information des machines.

Lorsqu’on parle de la connectivité et de modèle de données, il y a de plus en plus de standard.

Q21. Quels sont les outils permettant de bâtir un retour sur investissement lors de l’implantation de solutions Internet industrielles des objets ?

Premièrement, il faut savoir quoi mesurer et établir les indicateurs de mesure que l’on veut prendre en compte. « Qu’est-ce que cela me coûte présentement versus ce que cela me coûterait dans le futur ? ». C’est comme un petit plan d’affaires concentré sur un seul projet. Il faut identifier le point de douleur pour savoir par où commencer. On peut ensuite déterminer les indicateurs et mesurer l’atteinte de nos objectifs.

De plus, généralement les fournisseurs vont indiquer le retour sur investissement pour leur technologie ou leur logiciel, donc on ne part pas à zéro.

Q22. Quel est le rôle de l’Intelligence Artificielle dans l’IdO ?

Dans l’Internet des Objets, la quantité de données va bientôt dépasser ce que l’on voit sur le web, donc nous avons une quantité incroyable de données, ce qu’on appelle les données massives ou le Big Data. L’Intelligence Artificielle est un domaine très large qui inclut l’apprentissage machine et l’apprentissage profond.

Idéalement, nous allons arriver à un certain point où ce ne sera plus réaliste pour l’humain de définir des modèles mathématiques prédictifs sur ces données et c’est à ce moment que l’Intelligence Artificielle entre en jeu. Le système peut regarder les données qui viennent de votre robot ou de votre empaqueteur, mais aussi les données qui viennent de toutes les machines sur votre chaîne et détecter par lui-même les tendances ou des signaux qui sont importants, parfois non visibles à l’œil nu.

Q23. Comment les PME peuvent bénéficier de ces nouvelles informations massivement cumulées à coût raisonnable ?

Les données que les PME doivent analyser sont avant tout leurs données internes. Les coûts varient selon les installations concernées et la programmation nécessaire.

Q24. Pouvez-vous nous parler de l’aspect de sécurité. Comment peut-on protéger les équipements des attaques externes ?

Tout d’abord, il n’y a pas une grande différence entre protéger nos systèmes d’information et protéger les capteurs IdO connectés. En fait, les meilleures pratiques en technologie de l’information sont aussi applicables dans le domaine de l’IdO, par contre la technologie est différente au niveau des objets connectés. Il est donc important de vous renseigner auprès de vos fournisseurs à propos des protocoles qu’ils utilisent. Quand vous ouvrez une porte sur Internet, vous ouvrez une porte à une faille de sécurité. Les meilleures pratiques, les tests d’intrusion et les politiques de gestion de l’information s’appliquent quand même à l’IdO connectée.

Q25. Dans quelle mesure la mise en œuvre de l’IdO dans une entreprise ne devrait pas être précédée d’une bonne réflexion sur le virage numérique de l’entreprise (ou de planification stratégique) afin d’aborder toutes les composantes de l’entreprise (dont le savoir) et pas juste les outils techniques ?

L’IdO connectée est une composante importante, une porte d’entrée de l’industrie 4.0 mais il est primordial de prendre le temps de se donner un plan d’ensemble industrie 4.0 , qui soit aligné sur le plan stratégique de l’entreprise, sur les capabilités différenciatrices que l’on veut développer et sur le contexte actuel de vos systèmes d’informations. Si vous n’avez pas de système ERP, cela peut être un frein important à l’implantation de l’IdO. Il est possible de faire des projets pilotes mais pour l’implantation dans un plan d’ensemble le ERP va jouer un rôle majeur. Ainsi, se donner un plan d’action aligné avec le plan stratégique est d’autant plus important.

Q26. Comment les systèmes actuels de contrôle SCADA, qui datent des années 1960 s’intègrent avec l’industrie 4.0 ?

Ils peuvent être complémentaires. Les systèmes SCADA sont habituellement centralisés avec des connections physiques fermées tandis que les senseurs IdO sont ouverts sur Internet.  Des plateformes d’intégration BPMS-ESB peuvent intégrer les informations SCADA et IdO.

Q27. Votre graphique de l’IdO mentionne la cybersécurité mais on n’en parle pas souvent dans les présentations du 4.0. Est-ce que c’est difficile et coûteux de se prémunir des attaques sur nos objets connectés ?

Les coûts liés à la cybersécurité peuvent être très variables puisqu’ils dépendent des systèmes en place, du nombre de senseurs, des points de contacts avec Internet, des besoins de l’entreprise et des risques encourus.

Q28. Comment gérer la batterie des objets car ils consomment de l’énergie tous le temps ?

La majorité des objets connectés sont connectés sur le 120 ou le 240 volts, donc aucun problème de batterie.

Par contre, dans le cas d’objets connectés qui fonctionnent sur la batterie, le choix de technologie sans fil va être important pour bien gérer la batterie. Si nous sommes à l’extérieur, il y a des technologies, comme LoRaWAN, qui utilisent très peu de batteries.

Q29. Vous indiquez que l’IdO s’applique dans le milieu du transport ? Quelles sont les principaux enjeux dans ce secteur ?

Le milieu des transports a été un des premiers a adopté l’IdO, anciennement appelé « machine to machine ». On peut utiliser l’IdO pour la gestion des flottes, pour faire de la télémétrie sur les camions de livraison (ex. déterminer si la viande est conservée à la bonne température durant le transport), etc.

Q30. Outre le WiFi, que suggérez-vous pour la connectivité ? Quels sont les avantages de chacune des méthodes de communication ?

Il y a effectivement un grand choix ! Encore une fois, la première question à se poser est « est-ce que mes équipements devront pouvoir se déplacer et être à l’extérieur du bâtiment ? ». Si la réponse est oui : les technologies cellulaires, comme LoRa, seraient la meilleure option. Dans le cas où nous sommes à l’intérieur d’une chaine de montage, il y a des technologies, tel le WiFi, très abordables et très faciles d’installation. D’autres technologies, un peu plus dispendieuses, sont aussi disponibles et permettent une meilleure sécurité au point de vue de la mise en place du réseau.

En résumé, il n’y a pas de recommandation précise entre les différentes technologies disponibles, il faut vraiment choisir celle qui s’applique à l’environnement dans lequel nous sommes. Il ne faut pas oublier que la connectivité filaire est encore parfaitement valable si c’est celle qui s’adapte le mieux à votre projet.


Tirer parti des [méga]données pour votre entreprise manufacturière


Q1. Comment peut-on revoir les 2 précédents webinaires ?

Les webinaires précédents sont disponibles sur le site Internet de l’ADRIQ : http://www.adriq.com/activites-reseautage-2/serie-de-webinaires-industrie-4-0/.

Q2. Existe-t-il du financement gouvernemental pour aider les entreprises à passer au 4.0 ?

Le Ministère de l’économie, de la science et de l’innovation (MESI) subventionne actuellement un Audit Industrie 4.0 qui comprend un diagnostic et la production d’un plan numérique. Pour plus d’information, Audit industrie 4.0 : réussir la transformation numérique de votre entreprise.

Q3. Est-ce qu’il y a de l’aide du gouvernement pour un projet d’analyse de données ?

Le Mitacs (organisme national sans but lucratif) conçoit et met en œuvre des programmes de recherche et de formation au Canada, incluant des projets d’analyse de données en entreprises. L’école Polytechnique de Montréal implique aussi ses étudiants en PME dans le cadre du cours sur l’Exploration de données industrielles.

Le Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI) du Conseil national de recherches Canada (PARI CNRC) fournit une aide financière.

L’Institut de valorisation des données (IVADO) peut fournir de l’aide pour des projets utilisant l’Intelligence Artificielle.

L’École des HEC peut impliquer des étudiants à créer de la valeur avec leurs nouveaux programmes d’analyse de données. Ils seront supervisés par un professeur et souvent les programmes Mitacs peuvent être utilisés pour financer certaines de ces activités. Le centre de recherche Tech3Lab des HEC peut analyser les comportements de vos clients lorsqu’ils sont sur votre site web, on combine les sentiments avec les endroits où les yeux passent le plus de temps sur votre page, ceci vient améliorer les taux de conversion du trafic en ventes.

Q4. Combien coûterait une analyse préliminaire, faire un plan d’action ?

Si on reprend l’exemple de Logistik Unicorp, Michel Ricard a dû mettre entre 40 et 60 heures pour la mise en place du projet. Ils ont aussi une ressource interne dédiée au projet, un programmeur analyste ayant suivi le cours de François Labrie. Ils ont sorti leurs données, réalisé une réflexion à l’interne sur ce qu’ils voulaient en faire et ensuite ils ont rencontré Bruno Agard de Polytechnique pour mieux définir leur premier projet.

De plus, il est possible de partir plus en amont dans la réflexion et de réaliser un audit numérique (dont il a été question plus haut). Le pré-requis de cette démarche est d’avoir réalisé une démarche de planification stratégique. L’objectif de l’audit sera ensuite de réaliser un diagnostic sur les différents enjeux  numériques importants pour l’entreprise et d’élaborer un plan numérique.

Q5. Quels sont les outils qui permettent de récupérer les données en usine ? Et lesquels sont gratuits ?

De plus en plus, les gens essaient d’acheter des solutions clé en main qui vont vous permettre de gérer vos données machine. En fait, les machines viennent déjà avec un PLC, avec des connexions, des connecteurs, etc. Le plus important c’est que l’objectif avec ces données-là, est de pouvoir les visionner, mais d’abord et avant tout, de les conserver.

Voici d’ailleurs une liste d’outils simples d’utilisation :

Q6. Dans l’exemple de l’entreprise des poêles, quelles mégadonnées ont permis à l’entreprise de prendre la décision de vendre en pièces détachées ?

Quand on se met à développer notre produit sur internet et à comprendre les données qui sont associées à notre produit, c’est vraiment à travers des plateformes comme Amazon, Google ou Facebook qu’on doit débuter les recherches. Il s’agit tout simplement d’aller voir ce que les gens recherchent en ligne.

Dans le cas fictif, l’entreprise avait justement payé pour aller chercher des informations sur le web (Campagnes Adwords par rapport aux pièces de rechange) dans le but de savoir où l’entreprise se situait sur le marché, ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas.

Un autre exemple : Un nouveau Nintendo est sorti, le fil était de 4 pieds. Un individu s’est rendu compte que 4 pieds n’étaient pas suffisants pour son salon. Il a donc simplement commandé des fils de 12 pieds. Il s’est rendu compte que cette demande était aussi présente sur le web, il a donc fait fortune avec cette idée toute simple. En recherchant sur le web, il a validé le marché et bâti son offre.

Q7. Comment s’intègre l’intelligence artificielle à travers l’industrie 4.0 ?

Essentiellement, le but de cet exercice est d’améliorer vos processus, les prévisions que vous avez sur les coûts. Par exemple, pensez à une chaine d’approvisionnement, vous voulez savoir à quel moment acheter quelle pièce au meilleur coût possible compte tenu des fluctuations dans le marché. Supposons que les méthodes statistiques conventionnelles vont vous donner une précision d’environ 80 %. L’intelligence artificielle pourrait amener à 85 % ou 90 % et sa beauté additionnelle est qu’elle corrige ses erreurs, ce qu’on appelle le langage machine. Au fur et à mesure qu’il y a des erreurs, l’algorithme se corrige et c’est là qu’on vient améliorer votre chaine d’approvisionnement ou autre.

L’utilisation des caméras pour la gestion des conformités dans les usines est un exemple de l’une des technologies les plus déployables en 2018. Tout comme l’est l’internet des objets par l’utilisation de capteurs, de puces, etc. en vue de gérer de façon prédictive les équipements via les données qui sont générées. Il y a aussi des firmes informatiques qui vont venir ajouter une couche d’innovation sur vos systèmes actuels pour faire en sorte qu’ils soient interconnectés afin de générer des données beaucoup plus précises sur l’ensemble de  vos opérations.

Q8. Que pensez-vous du Power BI? S’agit-il d’un bon système qui permet de valoriser l’information ?

Power BI est un bon outil d’analyse pour l’’intelligence d’affaires ! Il est conçu pour croiser des données et réaliser des rapports. Il est souvent inclus dans la suite Office. Toutefois,  il n’est pas fait pour collecter des données opérationnelles.

Q9. Pour les entreprises qui n’ont pas de système de gestion intégré (ERP), peuvent-elles valoriser leurs données autrement ?

Ce n’est pas nécessaire d’avoir un système intégré d’ERP (systèmes comptable ou de contrôle). Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il y a deux paradigmes quand on parle d’informatique. Celui moins connu est le paradigme des données. On va extraire la donnée qui vient de différentes applications, mais au fond l’application on ne s’en préoccupe pas, on part de la donnée. Et c’est ça qu’il est important de faire.

Q10. Comment s’assurer de la qualité des données dans cette masse de données ?

Quelles données sont significatives ? C’est la question que tout le monde se pose et avec raison ! Il existe des techniques relativement simples. En fait, ce qui est important c’est de faire des tests. À l’intérieur de logiciels gratuits, il y a des fonctions de statistiques incluses qui vous permettent de faire des tests. Il s’agit de prendre 5 ou 6 modèles et d’essayer vos données, vous verrez assez rapidement lesquelles sont significatives et lesquelles représentent un ‘’lift’’ (c’est-à-dire une précision qu’on obtient par rapport à un échantillonnage aléatoire). C’est pour être plus précis dans nos prévisions et dans notre compréhension des besoins futurs d’un client. Donc oui il faut essayer vos données et oui il y aura du ménage à faire dans celles-ci et la meilleure approche c’est d’y aller graduellement, de prendre des données qui sont significatives selon vous, les rentrer dans un petit modèle d’analyse puis en ajouter d’autres pour voir si vous obtenez de meilleurs résultats. Pour savoir si elles sont significatives, il faut les essayer.