Mot du PDG

Mot du président du conseil d’administration et du Président-directeur général de l’ADRIQ

Chers amis,

Dans un contexte où la société québécoise peine à concrétiser la transformation des résultats d’activités de recherche en retombées économiques et sociales concrètes, il est désormais clair que l’innovation doit être un vecteur important de création de richesse collective, de réussite, de croissance de l’économie, et ce, dans un contexte de vive concurrence au plan mondial.

En s’inspirant des meilleures pratiques issues d’initiatives récentes aux États-Unis et en Europe, l’ADRIQ inscrit ses orientations stratégiques dans une perspective mondiale tout en adaptant ses actions aux particularités de l’économie et de la société québécoises.

Les dernières données et études démontrent que le Canada et le Québec prennent du retard en recherche et en innovation, ce qui se traduira inévitablement par un retard économique et une perte de compétitivité. Dans son mémoire publié en septembre 2016 intitulé « Collaborer pour réussir la 4ième révolution industrielle », l’ADRIQ présente une série de recommandations destinées aux gestionnaires de politiques publiques. L’objectif consiste à inciter les gouvernements à déployer des mesures concrètes et ciblées soutenant les entreprises, les centres de recherche industriels et les acteurs publics de la recherche.

L’ADRIQ suggère de revoir la fiscalité sur le financement de la R&D en incluant le plus tôt possible les aspects de marketing et de commercialisation afin de favoriser des travaux de recherche qui incluent les considérations d’accès aux marchés.

Nous suggérons l’instauration d’un programme public permettant aux entreprises innovantes d’accéder aux marchés du gouvernement du Québec (incluant Hydro-Québec) comme cela se fait déjà au niveau du gouvernement fédéral. Nous proposons également de revoir la fiscalité afin de favoriser l’implantation de processus visant l’automation industrielle permettant ainsi l’essor de fabrication avancée et des gains de productivité.

Les politiques de commercialisation des résultats de la recherche publique doivent aller au-delà du dépôt des brevets et l’octroi de licences. Compte tenu des investissements publics massifs consentis dans le développement de nouvelles technologies, nous appuyons l’instauration du concept du « Patent Box » qui permet une exonération partielle ou complète des revenus issus de l’exploitation commerciale de la propriété intellectuelle (brevet) développée au Québec. Un concept introduit dans le Budget 2016 du gouvernement du Québec.

De plus, les politiques gouvernementales doivent stimuler les investissements dans le haut débit, les infrastructures intelligentes et l’internet des objets afin de permettre aux entreprises de jouer un rôle actif au sein des chaînes de valeur mondiale (CVM).

Finalement, les systèmes d’éducation et de formation sont au cœur de l’innovation et de la productivité. Nous proposons l’ouverture des programmes, la modernisation des pratiques pédagogiques et le développement de la relève scientifique et technologique. D’ailleurs, le gouvernement doit soutenir et développer toutes les formations, du secondaire jusqu’aux programmes de deuxième et troisième cycles universitaires, qui mènent à des carrières scientifiques et technologiques.

Enfin, nous tenons à souligner les contributions majeures consenties par les membres du Conseil d’administration passionnés par le concept d’innovation, les membres de la permanence de l’ADRIQ, une équipe dynamique, et finalement, le support incessant de nos partenaires gouvernementaux et privés !

Pascal Monette                     Albert De Luca

Pascal Monette, Adm.A.,ASC             Albert De Luca, FCPA, FCA
Président-directeur général                          Président du Conseil d’administration